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Smic : la CFDT ne demande pas de coup de pouce

Smic : la CFDT ne demande pas de coup de pouce

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Paris, le 17 novembre. La CFDT dirigée par Laurent Berger ne demande pas au gouvernement de revaloriser le Smic. La centrale syndicale se contentera de l'augmentation automatique du 1er janvier.
Paris, le 17 novembre. La CFDT dirigée par Laurent Berger ne demande pas au gouvernement de revaloriser le Smic. La centrale syndicale se contentera de l'augmentation automatique du 1er janvier. (LP/Philippe Lavieille.)

La CFDT a décidé d'aller à contre-courant des autres syndicats sur le Smic. Contrairement à la CFT, FO, la CFE-CGC et la CFTC, la centrale syndicale «ne va pas demander de coup de pouce» sur le salaire minimum de croissance, a indiqué jeudi la secrétaire générale-adjointe Véronique Descacq.

«On estime que le Smic n'est pas la réponse à la question du pouvoir d'achat, qui relève plus des parcours professionnels et des négociations d'entreprises, argumente-t-elle. On est plus préoccupés par le fait qu'il y ait beaucoup de monde au Smic que par le niveau du Smic». La CFDT se contentera de la revalorisation automatique du Smic au 1er janvier.

A l'opposé, la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC ont demandé au gouvernement d'accorder un coup de pouce» au Smic, dont la hausse annuelle sera annoncée lundi par la ministre du Travail Myriam El Khomri. Elle dira au lendemain du second des élections régionales si elle suit les recommandations du groupe d'experts sur le Smic, qui s'est opposé à une revalorisation du salaire minimum.

A défaut, la hausse automatique du Smic s'élèverait à +0,5%, selon les calculs de l'AFP, confirmés par Force ouvrière. Ce chiffre correspond à la somme du taux d'inflation hors tabac pour les 20% de ménages les plus modestes (-0,1% sur un an) et de la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE, +0,6%).

«On va réclamer que le gouvernement fasse un geste», a déclaré Marie-Alice Médeuf-Andrieu (FO), qui espère ainsi «relancer la consommation pour relancer la croissance». Son syndicat laisse l'ampleur du geste «à l'appréciation du gouvernement», mais il souhaite «que le Smic atteigne, à terme, 80% du salaire médian, soit à peu près 1.780 euros bruts mensuels».

Le salaire minimum, qui a augmenté de 0,8% en début d'année, s'élève aujourd'hui à 1.457,52 euros bruts mensuels (9,61 euros de l'heure) et 1.136,72 euros nets. Le gouvernement n'a plus accordé de «coup de pouce» au Smic depuis le 1er juillet 2012, au lendemain de l'élection de François Hollande.

De son côté, la CGT considère, par la voix de Pascal Debay, que «le Smic doit être porté à 1.700 euros bruts minimum» pour provoquer un «appel d'air salarial». Mais «vu le rapport du groupe d'experts, ça s'annonce mal, le coup de pouce est devenu un sujet tabou», regrette-t-il.



14/12/2015

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