Union Locale CGT de Lanester, Hennebont et sa région.

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compétitivité : ce sont encore les salariés et les retraités qui vont trinquer !

source : Nouvel-Obs

Rapport Gallois : le "choc de compétitivité", alibi pour faire payer les plus modestes ?

Modifié le 06-11-2012 à 18h08

 

 
 

Avatar de Liêm Hoang-Ngoc

Par 
Eurodéputé PS
 
 

LE PLUS. Louis Gallois vient de rendre son rapport sur la compétitivité de la France. Il y préconise une baisse des cotisations patronales de 20 milliards d'euros, compensés en partie par une hausse de la TVA. Un transfert injuste, estime Liêm Hoang-Ngoc, député socialiste au Parlement européen

L. Gallois remettant son rapport au gouvernement Ayrault, le 05/11/12 (T. Camus/AP/SIPA)

L. Gallois remettant son rapport au gouvernement Ayrault, le 05/11/12 (T. Camus/AP/SIPA)

 

"Le choc de compétitivité" est l’alibi derrière lequel se couvre le rapport Gallois pour justifier le transfert d’au moins 20 milliards d'euros de cotisations patronales vers les ménages (ndlr Jean-Marc Ayrault a finalement décidé que les entreprises bénéficieraient d'un crédit d'impôts de 20 milliards d'euros).

 

Ce déplacement notoire du partage du gâteau (au moins 1 point de PIB) s’opèrerait par une baisse de cotisations patronales, compensée par une augmentation de la TVA et/ou de la CSG. Une telle réforme est revendiquée au nom du basculement du financement de la protection sociale vers l’impôt, afin de rendre ce mode de financement (pesant initialement sur le salaire) moins défavorable à l’emploi et la compétitivité.

 

La compétitivité ne dépend pas seulement des coûts salariaux

 

Cette mesure occasionnerait-elle une "dévaluation interne", c’est-à-dire une baisse des prix, bénéfique pour la compétitivité ? Rien n’est moins sûr si les entreprises en profitaient pour accroître leurs marges. Même si les prix baissaient, la compétitivité ne se joue pas seulement sur le terrain des coûts salariaux. Lorsqu’il intervient, le problème du coût salarial doit être traité sectoriellement, afin d’éviter les mesures coûteuses et susceptibles d’être la source d’effets d’aubaine.

 

Pour le décideur politique, la bonne réforme doit être spécifiquement favorable aux entreprises dont la part de la masse salariale est importante. Elle doit ensuite éviter de casser la consommation. Elle doit enfin améliorer la justice sociale.

 



source : Médiapart

Économie: Hollande se renie et copie Sarkozy

 

Pour financer 20 milliards d'euros de crédit d'impôt en faveur des entreprises, le gouvernement annonce un nouveau plan d'austérité budgétaire et un relèvement de la TVA. Durant la campagne présidentielle, François Hollande avait reproché à Nicolas Sarkozy de préconiser un dispositif voisin, en soulignant qu'il s'agissait d'une« mystification économique » et d'une « faute sociale ». « Je ne laisserai pas faire », avait-il promis.



 

 

 
 
 

 

À la une du Point.fr

 

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a estimé mardi avoir été entendue après les annonces faites par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault pour relancer la compétitivité en France et elle a proposé d'en faire un bilan dans un an.

 

 

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a estimé mardi avoir été entendue après les annonces faites par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault pour relancer la compétitivité en France et elle a proposé d'en faire un bilan dans un an.

 

La présidente du Medef, Laurence Parisot, a estimé mardi avoir été entendue après les annonces faites par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault pour relancer la compétitivité en France et elle a proposé d'en faire un bilan dans un an.

 

"Oui, nous avons été entendus", a-t-elle déclaré sur France 2. "Il est clair que la question de la compétitivité est au centre de la table et que des mesures sérieuses sont envisagées pour tenter de redresser les choses", s'est-elle réjouie.

 

Pour autant, Mme Parisot pense qu'il est possible d'aller encore plus loin que les mesures annoncées dont la principale porte sur un crédit d'impôt de 20 milliards d'euros pour les entreprises dont la mise en oeuvre s'étale sur trois ans, financé par des hausses de TVA, un peu de fiscalité écologique et des économies sur les dépenses publiques.

 

"Ce n'est pas un choc", a-t-elle dit. "Ce n'est peut être pas assez fort en terme de puissance, en terme d'intensité", a poursuivi la numéro 1 de l'organisation patronale. "Pourquoi ne pas envisager un bilan dans un an et si les effets positifs attendus se révèlent exacts, penser à un deuxième élan (...)", a-t-elle proposé.

 

Interrogée sur ce que les entreprises seront prêtes à faire en retour, elle a botté en touche. Les entreprises "n'ont qu'une envie quand elles pensent au développement de leur projet, c'est de grandir, innover, développer, embaucher. C'est quelque chose qui est naturel, on n'a pas besoin de s'engager".

 

"Dans le mécanisme même qui a été conçu par le gouvernement, il y a bien l'idée de lier la compétitivité à l'emploi", a encore assuré la présidente du Medef.

Lundi soir, Mme Parisot avait déclaré sur BFM-TV que son organisation refuserait "toute conditionnalité". Elle avait alors argué qu'il y avait 1,2 million d'entreprises en France. "Ca veut dire 1,2 million de décisions différentes possibles", avait fait valoi

 

 

 

 



 

 

 

POLITIQUE -  le 6 Novembre 2012

 

Compétitivité : la "quasi totalité" du rapport Gallois reprise par le gouvernement

 

 

Crédit d'impôt de 20 milliards d'euros pour les entreprises, hausse de la TVA, fiscalité écologique...  Le Premier ministre a annoncé que le "pacte de compétitivité" du gouvernement "reprend la quasi-totalité des préconisations" du rapport Gallois qui en compte 22. Le détail des principales mesures annoncées.

"Nous ouvrons une étape majeure et décisive dans la sortie de crise de notre pays et de son économie", a déclaré le Premier ministre à Matignon à l'issue d'un séminaire gouvernemental au lendemain de la remise du rapport Gallois sur la compétitivité des entreprises.

Les principales mesures :

  • Les entreprises bénéficieront d'un crédit d'impôt d'un montant de 20 milliards d'euros. Il s'étalera sur 3 ans : 10 milliards la première année, 5 milliards la seconde et 5 milliards la troisième. Il portera sur les salaires compris entre un et 2,5 fois le Smic".
  • Les taux de la TVA vont changer au 1er janvier 2014. La TVA sur les produits de première nécessité à 5,5% passe à 5%. La restauration et les travaux de rénovation de logement passent de 7% à 10%. Le taux normal, actuellement à 19,6%, augmente à 20%. 
  • Un groupe de travail sur la fiscalité écologique annoncé lors de la conférence environnementale conduira ses travaux dans la perspective de la mise en place d'une recette d'au moins 3 milliards d'euros d'ici à 2016.
  • Baisse des dépenses de l'Etat de 10 milliards en 2014 et 2015.
  • Un projet de réforme bancaire serait soumis au Conseil des ministres du 19 décembre.
  • Améliorer les dispositifs favorisant la détention et transmission d'entreprises.
  • Aider les jeunes entreprises innovantes.
  • Un fonds de 500 millions d'euros pour les PME "confrontées à des difficultés de trésorerie" pour favoriser les "incitations aux investissements dans les PME".
  • Porter "le nombre d'apprentis à 500.000".


06/11/2012

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